[Newsletter 3] Juillet 2012

Newsletter SCoT Valenciennois Juillet

À la Une

Le SCoT s’invite dans la Voix du Nord le 10 septembre

Afin de présenter le SCoT aux habitants et d’informer l’ensemble des acteurs de l’avancée du projet, un supplément de huit pages paraîtra le lundi 10 septembre dans la Voix du Nord.
Paroles d’habitants, de responsables d’associations et de membres du bureau se succèdent dans un document qui met en avant les principales ambitions du projet d’aménagement et de développement durable (PADD), 2ème des 3 phases du SCoT.
 

Le Bassin minier au patrimoine mondial de l’Unesco

Le site du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est entré le 30 juin dernier au patrimoine mondial de l’Unesco, dans la catégorie « paysage culturel évolutif ». Une formidable reconnaissance qui rend hommage à trois siècles d’exploitation du charbon sur un territoire de 87 communes et 120 kilomètres de long.

Le Valenciennois est bien entendu concerné par ce label puisque 7 cités minières du territoire sont qualifiées d’exceptionnelles, sans oublier le site minier de Wallers-Arenberg. Le SCoT doit saisir cette opportunité et contribuer à la mise en valeur de cette identité minière et des sites UNESCO en intégrant la dimension urbanistique du projet.

Ils l'ont dit

Les avis des élus sur les ateliers de janvier

« Le SCoT est un projet primordial pour l’avenir de l’arrondissement. Ces ateliers ont permis de travailler avec des maires d’autres communautés d’agglomérations et de se rendre compte de ce qui les préoccupe. Les échanges ont été riches et c’était parfois frustrant car nous manquions de temps. J’ai toutefois peur qu’il soit difficile de trouver un consensus sur les grands enjeux. Je crois très fort au SCoT, mais je ne serais pleinement satisfait que si toutes les communautés d’agglomération tirent dans le même sens. »

Salvatore Castiglione, maire de Wallers, commune de 5585 habitants, située à 10 km à l’Ouest de Valenciennes.

« Il y a eu une forte participation des élus et nous avons pu mettre sur la table toutes les problématiques sans exception. Y compris les thématiques des transports et de l’urbanisation qui sont pourtant des points sensibles. L’esprit de groupe a joué et chacun a fait l’effort pour comprendre le point de vue de l’autre. Dans un territoire diversifié comme celui du SCoT, il est important que les élus des villes prennent en considération les problèmes de leurs collègues ruraux. Et vice-versa. Cela a été le cas. »

Roland Revel, maire de Rosult, commune de 1874 habitants située à 20 km au nord-ouest de valenciennes.

Point d'étape

PADD : version « zéro »

Suite aux ateliers du projet d’aménagement et de développement durable (PADD) qui ont réuni les élus en janvier, une première version du PADD a été rédigée. Ce document a été soumis aux élus du Valenciennois et aux Personnes Publiques Associées afin qu’ils puissent y porter leur regard critique et qu’ils viennent l’alimenter. Ce PADD s’appuie sur les 7 grands principes du développement durable et se décline en 3 grands axes organisés par échelle :

  • Renforcer le rayonnement du Valenciennois et son attractivité dans son environnement régional
  • Permettre un développement durable et équilibré du Valenciennois
  • Améliorer le cadre de vie et penser un urbanisme de proximité

Ce document sera amené à évoluer jusqu’en octobre, où il fera l’objet d’un débat au Comité syndical du SIPES (Syndicat Intercommunal pour la Promotion de l’Enseignement Supérieur), en charge de l’élaboration du SCoT.

Programme et contenu des journées séminaires en téléchargement sur www.scot-valenciennois.fr

Décryptage

Urbanisme commercial : les nouvelles tendances

En février 2010, Télérama titrait son numéro « Halte à la France Moche », illustré d’un ensemble commercial en périphérie des zones urbaines ou en entrée de ville, inondé de panneaux publicitaires, aménagé de façon anarchique et sur le modèle du « tout voiture ».
Afin d’être garant d’un urbanisme commercial plus « durable », la législation a renforcé le rôle des SCoT et propose d’y intégrer un Document d’Aménagement Commercial, élaboré dans le cadre de concertation élargie, qui fixe les règles de l’urbanisation commerciale en termes d’implantations, d’extension ou de requalifications, pour un commerce ou un ensemble commercial.
Aujourd’hui, il est nécessaire que les opérateurs commerciaux se plient aux orientations d’un urbanisme plus durable, voulu par les élus locaux, en s’engageant désormais à créer de la mixité et à apporter plus de qualité urbaine dans leur projet : accueil des piétons, lien avec les transports collectifs, intégration d’autres fonctions urbaines comme le logement et l’activité.

Lire la suite

Jusque dans les années 50, le commerce de petite surface (environ 100 m²) appelé aussi commerce de proximité dominait. Très rapidement, la grande distribution puis les centres commerciaux se sont développés, répondant à d’autres besoins de la population et à une utilisation croissante de la voiture individuelle. Ils ont privilégié l’implantation en périphérie des villes offrant un foncier à moindre coût et de grandes surfaces de parking.

La situation du Valenciennois

En 2010, le Valenciennois compte environ 311 000 m² de surface de vente soit 47% de l’offre commerciale des trois arrondissements du Grand Hainaut (Cambrésis, Avesnois et Valenciennois).

Le territoire présente une offre commerciale diversifiée en type (petit commerce, moyenne et grande surfaces) et en famille de produits (alimentaire, équipement de la maison, équipement de la personne, culture, sport et loisirs…)
On constate sur le Valenciennois une sur-représentation des grandes surfaces alimentaires (plus de 50%) par rapport au territoire régional. Les autorisations délivrées sur la période 2009-2011 ont permis un rééquilibrage de l’offre vers les catégories équipement de la personne (+23 600m²) et équipement de la maison (+16 600m²).

L'évasion commerciale, achats réalisés à l’extérieur du territoire, est assez faible (10%) et se caractérise surtout par une évasion « virtuelle » vers la vente par correspondance et le e-commerce (4% de la totalité des achats sur l’ensemble du territoire).

En termes de dynamique commerciale, on constate une « explosion » des autorisations de création et d’extension, tous types de commerce de plus de 1000 m² confondus, entre 2009 et 2011 soit près de 71 000 m² autorisés.

L’aménagement commercial dans le SCoT

Le développement durable est le principe fondateur du Schéma de Cohérence Territoriale. Il doit permettre un aménagement du territoire qui réponde à :

  • L’équilibre
  • La diversité des fonctions urbaines et rurales ;
  • La réduction des gaz à effet de serre et la préservation de l’environnement.

Le commerce, depuis les lois Grenelle, n’échappe plus à cette règle.
Dans le SCoT, la question du commerce est traitée dans le cadre du Document d’Aménagement Commercial (DAC). Ce document devient une pièce maîtresse du Document d’Orientations et d’Objectifs du SCoT depuis les lois Grenelle. Outil de planification territoriale commerciale, il définit spatialement l’armature commerciale du territoire et fixe des règles d’implantation des commerces respectant les principes d’urbanisme et d’aménagement et de développement durable.

 

Rechercher l’équilibre et la complémentarité

L’objectif pour le territoire du Valenciennois est de rechercher un équilibre et une complémentarité entre les différentes formes de commerce et les différents pôles en limitant les impacts des équipements commerciaux les plus importants que ce soit en termes de superficie, de fréquentations, d’accès et de stationnement.

La variété des besoins des habitants, l’évolution de la société (e-commerce, vieillissement de la population…) et la limitation de l’usage de la voiture sont autant d’éléments que le DAC devra intégrer.
La législation impose au DAC de délimiter précisément les zones d’aménagement commercial. Dans celles-ci, le DAC peut définir des conditions portant sur l’aménagement du territoire (stationnement, desserte en transport collectif, condition de livraison des marchandises, respect des normes environnementales…)

Un exemple pour illustrer : le SCoT de Marne, Brosse et Gondoire a fait le choix de réglementer les implantations commerciales de plus de 1000m². Désormais, celles-ci ne pourront se faire que dans les zones d’aménagement commercial définies dans le SCoT, en respectant des orientations spécifiques à chaque zone : liaisons piétonnes, espaces verts, aire de stationnement non visible…

Pour aller plus loin :

  • Traits urbains n°50, novembre 2011, article pages 18-27 « le commerce, producteur de ville »
  • L’atlas du commerce des plus de 300m², Mission Bassin Minier 2008.
  • Le livre blanc du commerce en Grand Hainaut, CCI Grand Hainaut 2012

Sondage

Réduire la place de la voiture au profit des modes doux et des transports en commun, c’est :

Rendez-vous

Quatre réunions publiques au mois de septembre

- le lundi 24 septembre (18 heures) à Condé-sur-l'Escaut (salle des Gardes) 
- le mardi 25 septembre (18 heures) à Denain (Hôtel de Ville, salle Aragon) 
- le mercredi 26 septembre (18 heures) à Anzin (Hôtel de Ville, salle d’honneur)
- le jeudi 27 septembre (18 heures), à Saint-Amand-les-Eaux (Espace culturel associé)